
La Géorgie :
Capitale: Tbilissi
Population: 5,5 millions (est. 2001)
Langue officielle: géorgien
La république de Géorgie est un pays situé entre la mer Noire à l'ouest et la mer Caspienne à l'est, dans la région Transcaucasienne. La Géorgie est limitée au nord par plusieurs
«sujets» de la fédération de Russie (Tchérkessie, Balkarie, Ossétie du Nord, Ingouchie, Tchétchénie et Daghestan), au sud-est par l'Azerbaïdjan et l'Arménie et au sud par la Turquie. Toute la
frontière nord est délimitée par la haute chaîne montagneuse que forment les montagnes du Grand Caucase.
Du point de vue géographique, la Géorgie
ne fait partie ni de l’Europe ni de l’Asie (mais il est d'usage de situer la Géorgie en Asie); du point de vue culturelle, l’influence n’est ni occidentale ni orientale, le pays ayant sa propre
langue (caucasienne) et ses propres coutumes et traditions. Du point de vue politique, la Géorgie fait partie à la fois du Conseil de l'Europe et de la Communauté des États indépendants (CEI). La
capitale de la République est Tbilissi.
En 1918, au lendemain de la révolution d'Octobre, la Géorgie proclama son indépendance sous le nom de «République démocratique géorgienne» et se rangea sous la «protection de l’Allemagne».
Mais, en 1921, les troupes soviétiques envahirent le pays qui fut aussitôt incorporé à l’URSS pour former, avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan, la République
socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie. Après la dissolution de la RSFS de Transcaucasie en 1936, dans le cadre de la réorganisation administrative de l’Asie centrale, la Géorgie
devint une république de l’Union soviétique: la République socialiste soviétique de Géorgie. La Géorgie se déclara indépendante le 9 avril 1991. Ce fut d’ailleurs la première république
socialiste à déclarer son indépendance. Un second conflit éclata peu de temps après l’élection du premier président du pays, Zviad Gamsakhourdia, en avril 1991. Accusé de corruption, de violation
des droits de l’Homme et d’abus de pouvoir, il fut chassé du pouvoir en janvier 1992 par un Conseil militaire. Le 7 mars, Édouard Chevardnadzé rentra de Moscou; il fut élu à la présidence du
Conseil d’État et, en novembre, plébiscité à la présidence du Parlement. Gamsakhourdia et ses partisans montèrent plusieurs opérations pour tenter de reprendre Tbilissi par la force et, en
octobre 1993, menacèrent Koutaïssi. La révolte prit fin après la mort, apparemment par suicide, de Gamsakhourdia, annoncée en janvier 1994. Alors que
l’absence de solution définitive à la question abkhaze maintenait la Géorgie dans une relation de dépendance vis-à-vis de la Russie, l’Union des citoyens de Géorgie — le parti gouvernemental —
remporta la majorité absolue aux élections législatives d’octobre 1999. Quant à Édouard Chevardnadzé, il fut réélu président de la République en avril 2000, avec plus de 80 % des voix. Les
observateurs internationaux firent savoir toutefois que le déroulement de ces deux scrutins avait été entaché d’irrégularités.
La situation énergétique de la Géorgie, ce qui fait d'elle un acteur particulier :

Le cas du nouveau président géorgien : Mikheïl Saakachvili

Mikheïl Saakachvili est né le 21 décembre 1967 à Tbilissi. Après ses études secondaires en Géorgie, il est diplômé de l'Institut de Relations Internationales à la Faculté de
droit de Kiev en 1984. Il obtient ensuite un Master de droit à l'Université Columbia de New-York. En 1993, il est diplômé de l'Institut des Droits de l'Homme de Strasbourg, dans une promotion de
8 élèves. En 1995-1996, il suit la formation "Post Graduate" de l'Université de droit de Washington. En août 1998, à la demande d'Edouard Chevardnadzé, il prend la direction de "l'Union des
Citoyens", rassemblement politique de la majorité présidentielle. En octobre 2000, il est nommé ministre de la Justice par Edouard Chevardnadzé. Les désaccords s'accumulent, il quitte le
gouvernement rapidement. En juin 2002, il est élu président de l'assemblée municipale de Tbilissi, suite à un accord entre son parti (Mouvement National) et un parti d'oppositon de gauche (Parti
Travailliste, Chalva Natélachvili). Les élections parlementaires du 2 novembre 2003 déclenchent des mouvements de contestation. Le départ anticipé du président Edouard Chevardnadzé s'effectue
pacifiquement.Mikheïl Saakachvili s'allie avec Nino Bourdjanadzé et Zourab Jvania, et est élu président de la République le 4 janvier 2004. En novembre 2007, quatre années après la Révolution des
Roses, il doit faire face à des manifestations populaires qui le contraignent à une anticipation des élections présidentielles et à une démission afin de se porter candidat. Il est réélu le 5
janvier et investi pour un 2ème mandat le 20 janvier 2008.
Toutefois, depuis son arrivée au pouvoir en 2003, M. Saakachvili vise l'intégration de son pays à l'Union européenne et à l'OTAN, une perspective qui irrite fortement Moscou. Ainsi lors de son
investissement pour son second mandat il a invité Monsieur Poutine a être présent afin de normaliser le plusn que possible les relations entre les deux pays. Mais en faites derrière tout cela ,
se cache une chose beaucoup plus simple la peur que la Russie entreprenne de renverser à nouveau le gouvernement en place. Avec une population qui a tendance à se faire de plus en plus hostile,
malgré la victoire aux dernières élections on peut s'interroger sur le futur de cette république ?
Le dénouement à cette histoire va sans doute passer par l'élection du nouveau président américain et sa ligne directrice en matière de politique étrangère dans le caucase et surtout au renouveau
russe qui tient à réaffirmer sa place sur la scène internationale.
Jonathan
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